mardi 9 septembre 2014
Ebola : le Liberia menacé de disparaître
Le Liberia "n'a pas assez d'infrastructures, d'expertise et de ressources financières" pour faire face au virus, a souligné le gouvernement libérien.
Avec près de 2 300 morts depuis le mois de janvier, l'épidémie d'Ebola n'a jamais paru aussi hors de contrôle en Afrique de l'Ouest, en particulier au Liberia, le pays le plus touché, qui s'est dit mardi "gravement menacé" dans son existence même. Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre libérien de la Défense, Brownie Samukai, a dressé un constat accablant en forme d'appel au secours : la maladie "se propage comme un feu de forêt, dévorant tout sur son passage", a-t-il lancé, assurant que "l'existence du Liberia est gravement menacée".
Lundi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait dit prévoir plusieurs milliers de nouveaux cas dans ce pays très fragile d'ici la fin du mois. L'épidémie, la plus grave depuis l'identification de cette fièvre hémorragique en 1976, a fait 2 296 morts sur 4 293 cas, dont 1 224 décès dans le seul Liberia, selon le dernier bilan de l'OMS en date du 6 septembre. Preuve que, comme l'a dit le président américain Barack Obama, l'épidémie est actuellement "hors de contrôle", près de la moitié des décès ont été signalés ces trois dernières semaines. Sept décès ont été aussi recensés au Nigeria, première puissance économique du continent, et un malade de Guinée est entré au Sénégal. Par ailleurs, un Américain contaminé, le troisième, est arrivé mardi aux Etats-Unis pour être traité en quarantaine près d'Atlanta (sud).
Augmentation exponentielle
L'OMS a reconnu mardi qu'il serait irréaliste de vouloir arrêter la propagation du virus dans les zones où elle "augmente exponentiellement", comme dans la capitale libérienne Monrovia, se fixant pour objectif de la freiner. Dans ces zones, "nous visons une stratégie en deux étapes.
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